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Analyses statistiques du marché de l'automobile d'occasion

Top 10 des voitures électriques aujourd'hui en France

Alors que de plus en plus de municipalités tentent de remédier aux pics de pollution liés notamment à un parc automobile vieillissant , la voiture électrique semble de plus en plus une alternative propre et crédible au diesel et à l’essence. Pour preuve, les ventes de ces véhicules ont bondi de 67% en 2015.
Cette tendance, bien que marginale (les voitures électriques représentent seulement 0.15% des annonces VO), commence à se concrétiser sur le marché de l’annonce. AutoVisual dresse pour vous le top 10 des voitures électriques d’occasion en France en ligne au 5 octobre 2016.

Tableau récapitulatif

Véhicule Prix moyen Kilométrage moyen Age moyen (années) Part de marché
Renault Zoe 12400 16000 1.9 24.15 %
Peugeot Ion 10900 20000 3.3 13.27 %
Nissan Leaf 16500 25000 2.3 11.8 %
Citroen C-Zero 10200 20000 3.7 6.95 %
Bmw I3 31900 15000 1.6 5.86 %
Volkswagen E-Up! 29200 25000 1.5 3.48 %
Tesla Model S 85700 39000 1.6 3.29 %
Citroen E-Mehari 18100 2000 0.3 3.11 %
Mercedes Classe B 33200 5000 1 2.93 %
Kia Soul Ev 25100 6000 0.5 2.2 %

En tête du classement, on trouve les citadines d’entrée de gamme, avec un prix d’annonce moyen entre 10000 et 15000 euros.

La Renault Zoé reine des électriques

Parts de marché des véhicules du top 10

Ce graphique représente la part du marché de l’annonce pour chaque véhicule du top 10 sur la période étudiée. En survolant les barres, on peut avoir le détail des informations représentées. Par exemple, la Renault Zoe représente 24.15 % des annonces de VO électrique en ligne au 5 octobre 2016.

Avec près d’une voiture sur quatre, la Renault Zoé domine largement le classement actuel des véhicules électriques. Ses concurrentes de groupe PSA la Peugeot Ion et la Citroën C Zero (respectivement 13,3% et 7%) peinent à suivre le rythme.
L’électrique la plus vendue au monde, la Nissan Leaf, se classe deuxième avec 11,8% de parts de marché.


En tête du classement, on trouve donc logiquement les citadines d’entrée de gamme, avec un prix d’annonce moyen entre 10000 et 15000 euros.

La Tesla Model S fait figure d’exception dans le classement, avec un prix avoisinant les 90000 euros et 40000 kilomètres au compteur en moyenne.

Prix moyen des véhicules du top 10

Ce graphique représente le prix moyen des véhicules du top 10. Par exemple, la Tesla Model S est annoncée à 85,700€ en moyenne.

Aux cinquième et sixième places, les citadines allemandes Bmw i3 et Volkswagen E-Up! représentent respectivement 5,9% et 3,5%, pour un prix d’annonce moyen autour de 30000 euros.

A la septième place, la Tesla Model S fait figure d’exception. Seule berline haut-de-gamme du classement, elle représente (déjà!) 3,3% des annonces de voitures électriques et semble bénéficier de l’engouement actuel pour la marque américaine.

Profil prix/km des véhicules du top 10

Ce graphique représente le prix moyen (en ordonnées) et le kilométrage moyen (en abscisses) pour chaque véhicule. La taille des bulles est proportionnelle au nombre d’annonces. En cliquant sur l’un des véhicules, vous le ferez disparaître du graphique.

Son profil prix/km confirme sa spécificité chez les électriques, puisqu’elle se vend à près de 90000 euros et avec 40000 km au compteur en moyenne. Elle est donc de 3 à 7 fois plus chère que les autres voitures du classement, et a roulé au moins deux fois plus, asseyant ainsi sont statut de rouleuse de luxe 100% électrique.

Sa conquête du marché européen de l’électrique semble en tout cas bien en marche, avec une présence accrue dans les pays du Nord de l’Europe, comme le montre sa page Autovisual.

Les chiffres présentés dans cet article sont basés sur les annonces VO en ligne au 5 octobre 2016. Les annonces analysées proviennent d’un panel représentatif de sites d’annonces VO français et ont été dédoublonnées, pour un total de 1,091 annonces de véhicules électriques.


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France-Allemagne sur le marché du VO : le match aller

Entre amitié et rivalité, la France et l’Allemagne sont souvent amenées à se rencontrer, sur les bancs de touches de l’Euro et sur ceux du parlement européen.
Et sur le marché français des véhicules d’occasion ? Les Français sont-ils aussi chauvins que lorsqu’ils soutiennent leur équipe nationale ou préfèrent-ils les modèles de nos voisins allemands ? AutoVisual fait le point pour vous.

Un véritable duo …

En France, le marché des véhicules d’occasion est éclectique. Il compte une cohorte de marques venant d’horizons divers. Depuis quelques années, de nouveaux constructeurs, notamment asiatiques, ont fait une entrée timide sur le marché hexagonal et ne sont pas encore parvenus à bouleverser la suprématie du duo franco-allemand.

Renault, la marque n°1 des annonces VO, représente 20.45 % des parts du marché contre 8.02 % pour Volkswagen, constructeur allemand préféré des français.

Top 10 des marques les plus présentes sur le marché français du VO en 2015

On représente ici pour chaque marque, sa part des annonces de VO en 2015.

Le top 10 des marques automobiles qui dominent le marché montre clairement l’hégémonie franco-allemande. Renault, Peugeot et Citroën sont sur le podium, suivies de près par leurs meilleures ennemis d’Outre-Rhin telles que Volkswagen, BMW ou encore Audi. Renault, la première des marques françaises de ce classement, représente 20.45 % des parts du marché contre 8.02 % pour Volkswagen, le constructeur allemand préféré des Français.


En queue de peloton, Ford et Fiat, avec une part de marché avoisinnant les 3%, peinent à se faire une place au soleil parmi ces géants du marché de l’annonce hexagonal.

… mais aussi un duel

Avec un écart de part de marché de plus de 20 %, les marques allemandes sont assez loin derrière les enseignes françaises.

Parts de marché agrégées pour les marques françaises et allemandes

La France mène le jeu sur le marché des petites annonces! Les enseignes au losange, au lion et aux chevrons représentent à elles seules 48.76 % du marché, soit pratiquement la moitié des voitures mises en ligne contre 27.36 % pour les constructeurs allemands. Avec un écart de parts de marché d’environ 20 %, les marques allemandes restent assez loin derrière leurs rivales françaises.

Germanophiles à l’Est, chauvins à l’Ouest?

En Franche-Comté ou en Normandie, la part de véhicules français est plus de 5 points au dessus du niveau national. En Alsace, elle se situe 5 points en dessous. Un espace occupé par les marques allemandes (+7 points).

Parts de marché régionales pour les marques françaises et allemandes

Françaises
Allemandes

Nous présentons ici le pourcentage d’annonces pour les véhicules de marques françaises (en bleu) et allemandes (en rouge) par région. Plus la région est foncée, plus la part d’annonces est importante. Survoler une région en particulier avec la souris permet d’afficher les informations relatives à cette région. Par exemple, la part de véhicules français en Ile-de-France est de 47.86 %.

La suprématie des marques françaises reste vraie à l’échelle régionale, même si certaines régions lorgnent clairement de l’autre côté du Rhin.

L’implantation d’une usine automobile a des effets sur le marché local. Il semblerait que les Français préfèrent acheter un véhicule produit à proximité de leur résidence, probablement par attachement à une marque française ou tout simplement par opportunité (nombre plus grand de concessionnaires, offres commerciales préférentielles, etc.). Cela est particulièrement visible en Franche-Comté (56.37 % du marché) où se trouve l’usine historique PSA ou encore en Haute-Normandie (53.82 % du marché), avec les fiefs Renault de Sandouville et Cléon. On retrouve le même phénomène en Bretagne, où la part de marché de Citroën est nettement supérieure à celle observée au niveau national (données non présentées ici). A l’inverse, Alsace, PACA et Corse semblent bouder les marques françaises.

Limitrophe de l’Allemagne, l’Alsace possède la part d’annonces de véhicules allemands la plus importante, avec 34.55 %. Une des explications serait que les prix des véhicules allemands sont plus attractifs sur le marché allemand que français. De ce fait, la proximité pousserait les Alsaciens à acheter leur véhicule en Allemagne pour ensuite le revendre sur le marché de l’occasion français. L’attrait des Alsaciens pour les véhicules allemands peut aussi être corrélé au niveau de vie des habitants. Dans les cinq régions les plus riches de France, on retrouve l’Alsace, PACA, et l’Ile-de-France, où l’on trouve également un nombre plus important d’annonces de véhicules allemands.

D’une manière générale, en observant la carte des parts régionales pour les marques françaises et allemandes, on peut remarquer que plus on s’éloigne de l’Allemagne, plus la part de véhicules allemands diminue - hormis la Franche-Comté qui fait figure d’exception comme expliqué plus haut, et inversement pour les véhicules français. Les lois de proximité semblent donc également s’appliquer au marché des annonces VO!

Ainsi, au petit jeu des annonces VO, la France l’emporte à domicile, avec plus où moins d’éclat selon les régions. Gare au match retour, sur le marché allemand. AutoVisual affûte ses crampons.

Les résultats présentés dans cet article sont basés sur les annonces VO en ligne entre le 1er janvier 2015 et le 1er janvier 2016. Les annonces analysées proviennent d’un panel représentatif de sites d’annonces VO et ont été dédoublonnées, pour un volume de plus de 6,950,000 annonces.


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Mise au point sur le marché de l'occasion de l'interdiction de circuler pour les véhicules de plus de 20 ans à Paris

Au 1er juillet 2016, les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997 ne seront plus autorisés à rouler en semaine de 8h à 20h dans les rues de Paris. Seuls les véhicules de plus de 30 ans dits de collection et ceux utilisés à but touristique pourront être titulaires d’une dérogation. Cette décision initiée par la Mairie de Paris s’inscrit dans une logique environnementale. Elle fait partie d’un plan antipollution visant à assainir l’air de la capitale d’ici à 2020. Cette politique sera sûrement étendue aux voitures essence et diesel Euro 4 dans les prochaines années.
Au-delà des enjeux majeurs découlant de cette mesure, tant humains que sociaux, AutoVisual s’intéresse à l’impact que peut avoir une telle décision sur le marché de l’occasion.

Seuls 6.2% des annonces auto en France portent sur des VO immatriculés avant 1997.

Distribution de l’année de mise en circulation sur le marché VO actuel

Ce graphique représente la répartition des VO (en pourcentages du nombre total de VO en ordonnées) en fonction de l’année de mise en circulation (en abscisses). Les trois lignes grisées en pointillés représentent, de gauche à droite, le premier quartile, la médiane et le troisième quartile de l’âge des VO. Ainsi, un quart des annonces VO portent sur des VO mis en circulation avant 2004, et un quart après 2014.

En France, les annonces de véhicules d’occasion mis en circulation avant 1997 ne représentent qu’une étroite part du marché des occasions. Elles représentent seulement 6.2% des annonces auto en France. Par ailleurs, la moitié des petites annonces proposent des véhicules âgés de moins de 6 ans .

Répartition géographique de la part de véhicules mis en circulation avant 1997

France entière
Ile-de-France
Les cartes ci-dessus présentent la part d’annonces pour des véhicules mis en circulation avant 1997 pour chaque région, ainsi que pour chaque département d’Ile-de-France. Survoler une région en particulier avec la souris permet d’afficher les informations relatives à cette région: part des anciens véhicules dans la région et au niveau national. Par exemple, la part des anciens véhicules en région Haute-Normandie est de 7.74%.

La répartition de ces vieux véhicules en France diffère d'une région à l'autre. En Corse, en Auvergne ou dans le Limousin, leur part avoisine les 9%. A l'inverse, l’Ile-de-France est la région où l’offre de véhicules de ce type est la plus faible. En moyenne, sur 100 annonces de véhicule d’occasion franciliennes, moins de 5 proposent un véhicule mise en circulation avant 1997.

Région Part de véhicules de plus de 20 ans
France 6.2 %
Corse 9.1 %
Auvergne 8.4 %
Limousin 8.23 %
Bourgogne 7.78 %
Haute-Normandie 7.74 %
Picardie 7.67 %
Poitou-Charentes 7.53 %
Aquitaine 7.49 %
Midi-Pyrénées 7.01 %
Centre 6.81 %
Basse-Normandie 6.72 %
Languedoc-Roussillon 6.7 %
Provence-Alpes-Côte d'Azur 6.14 %
Rhône-Alpes 6.14 %
Champagne-Ardenne 6 %
Franche-Comté 5.96 %
Nord-Pas-de-Calais 5.75 %
Pays de la Loire 5.46 %
Bretagne 5.29 %
Lorraine 5.29 %
Alsace 4.84 %
Île-de-France 4.78 %
A Paris, la part de véhicules de plus de 20 ans s’élève à 4.5% soit 1.7 points en dessous de la moyenne nationale.

Il est difficile de définir si les Parisiens ont déjà abandonné leur vieux véhicule pour d’autres plus récents. Cependant, le nombre d’annonces de véhicules de plus de 20 ans proposées à Paris est parmi les plus faibles de France. A Paris, la part de véhicules de plus de 20 ans s’élève à 4.5% soit 1.7 points en dessous de la moyenne nationale.

Département Part de véhicules de plus de 20 ans
Seine-et-Marne 5.46 %
Seine-Saint-Denis 5.34 %
Val-d'Oise 5.05 %
Val-de-Marne 4.79 %
Hauts-de-Seine 4.54 %
Paris 4.5 %
Yvelines 4.28 %
Essonne 4.24 %

Sans conjecturer au sujet de l’impact sur le parc roulant parisien, cette mesure aura probablement peu d’incidence sur le marché parisien du VO : les véhicules d’une vingtaine d’années et plus semblent progressivement et naturellement disparaître du marché au fil des années. Il est probable que cette décision précipite un peu le cours des choses. Quant à la chute attendue des prix pour ces véhicules, elle risque d’être difficile à observer, tant ceux-ci sont faibles. Il sera intéressant d’observer l’évolution du marché suite à la mise en vigueur de la décision en juillet prochain.

Les résultats présentés dans cet article sont basés sur les annonces VO en ligne au 30 juin 2016. Les annonces analysées proviennent d’un panel représentatif de sites d’annonces VO et ont été dédoublonnées, pour une analyse de plus de 850.000 annonces.


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Qu’est-ce qu’un petit prix? Le portrait robot des véhicules bon marché.

Besoin d’acheter une voiture “petit prix” pour vadrouiller cet été sur les routes de France? AutoVisual définit la véritable identité des véhicules petits prix en analysant les tendances du marché des petites annonces entre le 1er juin 2015 et le 1er juin 2016.

Une voiture sur quatre est annoncée à un prix inférieur à 3,000 euros.

Le parc français des véhicules d’occasion est vaste. Entre le 1er juin 2015 et le 1er juin 2016, 7,778,858 annonces ont été mises en ligne. Elles regroupent un spectre très large de voitures qui va de la berline haut de gamme première main à la citadine premier prix âgée d’une vingtaine d’années. Parmi ces millions d’annonces, les “petits prix” pèsent lourd. AutoVisual a cherché à comprendre ce qu’est réellement un “petit prix” sur le marché de l’occasion.

La répartition des véhicules d’occasion selon leur prix d’annonce permet d’établir le seuil en deçà duquel un véhicule fait partie de la grande famille des voitures “petit prix”. Une voiture sur quatre est annoncée à un prix inférieur à 3,000 euros. C’est le seuil que nous avons choisi pour définir un véhicule “petit prix”.

Les facteurs déterminants

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer le prix d’un véhicule. Très logiquement, l’âge et le kilométrage arrivent en tête de liste. En effet, plus l’âge et le kilométrage sont élevés, plus le prix risque de décroître. Les petits prix ne sont donc en général plus de première jeunesse et affichent quelques zéros au compteur.

Prix des véhicules en fonction de leur âge et de leur kilométrage

Prix des véhicules en fonction de leur âge et de leur kilométrage

L’axe des ordonnées présente le prix des véhicules tandis que celui des abscisses presente leur âge. La couleur des points varie en fonction du kilométrage: plus le point est foncé, moins le véhicule en question a de kilomètres au compteur. La ligne pointillée rouge représente le seuil de 3,000€ qui définit un petit prix.
Une citadine bon marché se situe à moins 2,490 €, tandis que pour un SUV le seuil est à 12,700 €, soit 5 fois supérieur.

Également, le prix dépend du segment dans lequel se trouve le véhicule: berline, monospace, break, SUV, etc… Une citadine et un SUV ne se vendent pas du tout au même prix. Certainement en raison de leur caractère “premium” et de leur récente entrée sur le marché en France, qui leur permet de bénéficier d’un effet de mode, les SUVs se vendent plus de 4 fois plus chers que les citadines.

Seuil de petit prix par segment

Segment Premier quartile Médiane Troisième quartile
Citadine 2,490 € 5,200 € 9,200 €
Berline 2,500 € 6,900 € 13,990 €
Tous 3,000 € 7,490 € 13,990 €
Monospace 3,500 € 7,500 € 13,500 €
Grande Berline 3,500 € 7,600 € 14,990 €
Break 3,990 € 8,990 € 15,280 €
Cabriolet 4,900 € 9,000 € 15,500 €
Coupe 5,200 € 10,000 € 17,990 €
4x4-Suv 12,700 € 16,990 € 22,540 €
Le seuil de petit prix est le premier quartile des prix : un véhicule sur quatre est annoncé à un prix inférieur ou égal.
Un “petit prix” pour Renault est un véhicule à moins de 1,990 €, alors qu’il s’élève à 7,600 € pour Audi.

Un autre critère influant sur le prix d’annonce est le prix neuf du véhicule. Il peut varier considérablement selon la marque. Ainsi, la notion de “petit prix” est variable d’une enseigne à l’autre. Un “petit prix” pour Renault est un véhicule à moins de 1,990 € alors qu’il s’élève à 7,600 € pour Audi.

Seuil de petit prix par marque

Marque Premier quartile Médiane Troisième quartile
Renault 1,990 € 4,500 € 10,490 €
Opel 2,200 € 4,900 € 9,500 €
Peugeot 2,500 € 5,700 € 11,990 €
Ford 2,490 € 5,700 € 11,490 €
Citroen 2,990 € 6,900 € 11,990 €
Toutes 3,000 € 7,490 € 13,990 €
Volkswagen 3,800 € 8,990 € 15,500 €
Mercedes 5,900 € 12,900 € 23,900 €
Nissan 7,700 € 12,900 € 16,690 €
Bmw 7,450 € 13,500 € 22,990 €
Audi 7,600 € 14,990 € 23,500 €

Ces données ne prennent pas en compte le manque de porosité des frontières européennes. Par exemple, certains prix faibles de marques automobiles allemandes connaissent un franc succès en Europe de l’Est et sont donc sous-représentés sur le marché français.

Les prix les plus faibles proposés par les annonces de professionnels se situent à 6,990 €. En revanche, le “petit prix” d’un véhicule vendu par un particulier tourne autour de 2,000 €.

Enfin, le prix d’annonce d’un véhicule d’occasion est lié au type de vendeur. Les particuliers et les professionnels ont des comportements à l’égard du prix très différents et relativement complémentaires. Les professionnels ont tendance à occuper préférentiellement le marché des voitures dites “chères” alors que les particuliers peuvent vendre des véhicules à des prix très bas. Les prix les plus faibles proposés par les annonces de professionnels se situent à 6,990 €. En revanche, le “petit prix” d’un véhicule vendu par un particulier tourne autour de 2,000 €.

Portrait robot d’une voiture “petit prix”

Au royaume des véhicules d’occasion bon marché, c’est la citadine qui est reine. 33.92 % des annonces font parties de ce segment tandis qu’il ne représente que 26.64 % du marché global de l’annonce. Cela s’explique sûrement par le faible prix neuf de ces petites voitures et donc leur facilité à être revendues.


La voiture “petit prix” est âgée : près de 16 ans en moyenne soit pratiquement 2 fois plus que l’âge des véhicules au global. Corrélativement, le kilométrage d’un “petit prix” est élevé. Il est de 190,000 kilomètres contre 110,000 kilomètres pour l’ensemble du parc des voitures d’occasion.

L’annonce-type du véhicule “petit prix” en France est publiée par un particulier dans le Nord de la France. Elle propose une citadine française de première ou seconde génération mise en circulation au début du nouveau millénaire et ayant plus de 150,000km au compteur.

Répartition des petits prix par marque

On représente ici pour chaque marque, sa part de marché au sein des petits prix (barre claire), et au global (barre foncée). En cliquant sur les boutons “Petits prix” et “Tous véhicules”, on peut choisir de n’afficher que l’un des deux marché sur le graphique

La citadine de plus de 15 ans ayant parcouru l’équivalent de plus de 4 fois la circonférence de la Terre est très probablement une Renault. Les véhicules de la marque au losange représentent 35.9 % du marché des petits prix contre 24.43 % au global. De manière logique, les marques les plus luxueuses sont sous-representées dans le quart bon marché des annonces. Par exemple, Audi ou BMW comptent en proportion deux à trois fois moins de véhicules à faible prix.

Enfin, quand les professionnels et les particuliers se partagent le marché de l’annonce de manière relativement équitable (42.74 % contre 57.26 %), cet équilibre est rompu pour les véhicules bon marché. Les professionnels ne représentent plus que 13.92 % des annonces qui portent sur ces véhicules.

Répartition régionale des petits prix


Nous présentons ici le pourcentage de véhicules petit prix (inférieur à 3,000 €) par région. Plus la région est foncée, plus la part de petits prix est importante. Survoler une région en particulier avec la souris permet d’afficher les informations relatives à cette région. Par exemple, la part de petits prix en Picardie est de 30.68 %.

La répartition du volume d’annonces de petit prix par région est inégale. Cependant, ces disparités entre régions restent modérées.

En Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais et la Haute-Normandie, la part des petits prix est relativement élevée par rapport aux autres régions françaises.
A l’inverse, la Bretagne a la part la plus faible de véhicules de la sorte. Une des hypothèses pour expliquer cette donnée serait que cette région constitue un bassin industriel majeur dans le secteur automobile, et qu’ainsi l’offre de véhicules jeunes, donc plus chers, serait plus importante qu’ailleurs.

Etude de cas : la Renault Clio

La Renault Clio, est un véritable mastodonte sur le marché automobile français. Ses quatre générations s’étalent sur près de 25 ans, et représentent pas moins de 5.29 % du marché de l’annonce, ce qui fait d’elle un excellent exemple pour illustrer les tendances mises en évidence précédemment.

On représente ici pour génération, sa part de marché au sein des Clios “petit prix” (barre claire), et au sein des Clios au global (barre foncée). En cliquant sur les boutons “Petits prix” et “Tous véhicules”, on peut choisir de n’afficher que l’un des deux marché sur le graphique

Entre le début de la première génération et celui de la quatrième de Renault Clio, 22 ans se sont écoulés. La génération a un impact fort sur le prix d’annonce de la Clio. Cette répercussion s’explique par le lien étroit qui s’exerce entre la génération, l’âge et le kilométrage.


Un petit prix pour une Clio de première génération tourne autour de 600 € alors que pour la dernière génération il s’élève à 11,000€. Sans surprise, les Clio bon marché sont majoritairement de première et deuxième génération.


Toutes ces informations permettent enfin de dresser un portrait robot de l’annonce type d’un véhicule “petit prix”. Celle-ci est publiée par un particulier dans le Nord de la France. Elle propose une citadine française de première ou seconde génération mise en circulation au début du nouveau millénaire et ayant plus de 150,000 kilomètres au compteur.

Les chiffres présentés dans cet article sont basés sur les annonces VO en ligne entre le 1er juin 2015 et le 1er juin 2016. Les annonces analysées proviennent d’un panel représentatif de sites d’annonces VO et ont été dédoublonnées, pour un total de 7,778,858 annonces.


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